Pouvoir.

novembre 4th, 2011 § 2 Commentaires

Peut-on lui dire d’aller se faire foutre ? Peut-on lui dire qu’elle nous fait autant pitié qu’une huitre accrochée au mauvais rocher. Que son arrogance n’a d’égal que ma patience à son égard. Peut-on lui dire qu’au vu de son âge, elle n’est qu’une jeune louve assoiffée qui se perdra dans le dédale des hommes lorgnant son décolleté. Elle finira par coucher pour obtenir ce qu’elle veut entendre.

Peut-on silencieusement ne plus écrire, ne plus en avoir le temps ni le courage. S’éteindre le soir doucement en ayant voulu parcourir ce à quoi on tenait et qui finalement n’est que repoussé au lendemain. Se dire que lutter parce que les forces s’en vont ne sert plus à rien.

Peut-on mourir au travail ou succomber sous le poids des tâches qui nous animent ? Craindre de s’oublier dans une équipe en sous-effectif. Dire décemment “stop je t’en supplie je n’en peux plus” et s’y tenir. Leur hurler que nous ne tiendrons pas si nous ne nous parlons pas et si cette querelle intestine continue de faire son chemin. Un jour viendra où je. Essayer de les faire grandir pour pouvoir y survivre sans larmes, ni cris, ni bataille. Que nos routes se sont croisées un jour et qu’elles se décroiseront, avec toute l’amertume en lame de fond et le brin de nécessité qu’il fallait. Séparons-nous, je t’en prie. Arrêtons-là, expliquons leur que c’est terminé, que nous n’avons pas les épaules pour endosser tout ça. Déjà nous ne nous parlons presque plus, nous nous évitons, j’ai perdu en toi mon allié, celui que j’appréciais. Signature apposée, statuts sauvegardés, fin du précariat, fin de notre complicité. Les relations humaines sont détestables tu sais.

Peut-on exister en voulant disparaitre ? Chercher sa place et ne jamais la trouver. Préférer sa solitude et regretter l’être ensemble. N’aimer que ses vingt mètres carré et haïr le manque d’espace. Huer celui qui vous marche sur le pied, que la proximité rend exécrable. Là aussi quelque chose s’est éteint. L’insouciance. Ce qui a changé, rien de plus que tes responsabilités. Ce qui est resté d’un nous qui ne devait pas continuer. Rien. Je n’en demandais pas tant pour reprendre ma liberté. Ni ne ressentais plus rien. Nous nous sommes perdus parce que tu n’es plus mon égal. Rêvons du jour où, je t’en prie, nous redeviendrons des amis que tout oppose ou presque. Où est passé le temps de nos moments volés ? Où es-tu passé ?

Peut-on aimer à oublier qui je suis et qui il est ? Sans attendre autre chose de lui que l’instant où il se sentira en confiance. Peux-tu m’aimer. N’aies pas peur, je suis là.

§ 2 Réponses à Pouvoir.

  • Ankylosée dit :

    Tu peux tout, parce que tu es vivante et que tu es toi. Ne t’épuise pas, cependant. Les contradictions ont du bon, quand elles ne te tiraillent pas. Quand tu sais écouter l’une ou l’autre de tes envies, au moment M.

  • Meliae dit :

    L’ambivalence nous empêche peut être de nous cerner nous-mêmes ? Enfin moi en tout cas, ça me rend folle.

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