Le prix à payer
août 7th, 2011 § 1 Commentaire
Régulièrement depuis 2006 il et elles déposent des sourires sur mon chemin, des analyses sur mes comportements. Tous les ans, pour raisons de survie ou par simple plaisir de les voir, j’y retourne, le cœur plus ou moins léger. 2006-2011 cinq années. Cette année n’est encore pas la même que les années précédentes, chargée d’émotion et de vie en plus. Elles et il savent que je ne suis plus tout à fait la même, que je suis plus sereine, plus calme, que mon quotidien est plus feutré et que malgré les vestiges d’un temps qui n’est pas tout à fait révolu, les journées sont moins difficile. Pas toutes. Et il et elles le savent.
Il et elles sont restés là, patients. Un an après ma sortie d’hospitalisation, il et elles comptent toujours autant dans ma vie. Il et elles comprennent toujours le sacrifice de passer une semaine avec mes parents dans une toute petite maison à la campagne pour pouvoir les voir sourire, rire et aimer passer un moment avec moi. Parler des heures durant et refaire notre monde. Je tiens à eux. Pas seulement parce qu’il et elles m’ont sauvé la vie. Pas seulement parce qu’il et elles ont été les seuls adultes à rester près de moi alors que j’en avais besoin. Pas seulement parce qu’il et elles n’ont même pas essayé de déjouer mes pires manipulations. Mais surtout parce qu’il et elles m’ont laissé une place sur laquelle m’asseoir.
Une semaine à peser le risque/bénéfice. Risquer (et plonger dedans comme il faut) de se protéger avec la nourriture et bénéficier de moments comme ceux-là, avec ceux que j’aime. La contrepartie. Et les conséquences. Le poids, le gras, les vomissements dans une toute petite maison, les insomnies et les réveils à 6 heures. Le prix à payer pour les voir et s’émouvoir.
Chaque pas, petit ou grand, est néanmoins un pas.