Appoline

Ellipse.

25 octobre 2009 · 2 commentaires

Puisqu’il a fallu ranger l’appartement, les livres, les cahiers, les carnets et les feuilles volantes, au gré des moutons de poussière, des souvenirs sont revenus, de la Clinique parce que j’ai remis la main sur un carnet dont l’existence m’avait échappée. Les questions restent sans réponse, pas toutes. Certaines ont trouvé des explications. Qui font mal, mais qui ont le mérite de faire comprendre, des réactions, un caractère et des silences.

Les questions sont toujours là parce que malgré les réponses, je n’ai pas compris, ni intégré. Parce qu’à leur place, je n’aurais même pas hésité entre ma fille et ma famille, malgré la solitude inhérente à ce type d’histoire familiale, qui découle d’une mesure de justice au sein d’un arbre généalogique. Entre deux protagonistes de la même génération. L’un doit être soutenu et défendu. Je n’ai pas fait partie du bon camp, c’est tout. Mais il y a eu des changements aussi, du bien dans tout ça. Du “oubliez-moi pour me laisser grandir” qui diffère grandement du “oubliez-moi parce que je n’en vaux pas la peine”. Rien n’est réglé au fond, malgré tout, mes yeux essaient de rester ouverts.

De lui je ne parle jamais, parce que je ne sais pas faire. Pas dire. Vers qui le crier sans salir. Alors il faut taire. Et mettre sur des pages.

Jamais on ne peut écrire à satiété. Et jamais on ne se remercie d’écrire autant. Pourtant, là, trois ans après, merci.

Catégories : Histoire d'Eux

2 réponses jusqu'à présent ↓

  • Ankylosée // 26 octobre 2009 à 1:22 | Répondre

    Les réponses sont longues à trouver, puis à saisir. Mais beaucoup existent. Du courage encore sur la route.
    Et non, ne te tait pas. Mais si tu bredouilles en des murmures, parle de lui, fais le sortir de toi.
    Take care, et BRAVO pour le chemin déjà parcouru.

  • Moon // 26 octobre 2009 à 7:53 | Répondre

    Beaucoup de réponses sont en toi, alternatives. Tu as commencé à en tracer l’ébauche, c’est tout ce qui pousse de tes doigts. C’est demain qui t’attend, la vie qui appelle.
    Pour celles terre à terre, elles dépendent aussi beaucoup des autres. C’est long oui, comme le dit Anky. TC.

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