Appoline

Insomnie

7 juillet 2009 · 5 commentaires

Inlassablement je sasse et ressasse les manipulations effectuées pour relier des fichiers à une base de données au boulot. Le sommeil répond aux abonnés absents. Pour cause de non compréhension d’une erreur. Erreur dont on ne sait d’où elle provient. Je numérise les documents qui arrivent directement sur le serveur. De là, il faut les codifier et les ranger dans le répertoire où viendra récupérer le logiciel que je lance en milieu d’après-midi.

J’ai eu beau crouler sous les dossiers lundi et aujourd’hui, la mécanique informatique ne laisse aucune place à l’à peu près et si erreur il y a elle m’est notifié par un message qui clignote sur l’écran plat high-tech. Lundi soir après neuf heures de travail sans pause, j’ai ouvert le logiciel, effacé les documents précédemment chargés de vendredi et chargé ceux enregistrés dans la journée. J’ai cliqué sur “parcourir”, puis sélectionné le dossier et “ok”.

Le rapport d’erreur m’a notifié sur 89 dossiers enregistrés (donc triés, puis photocopiés et numérisés), trois erreurs: la première que j’ai rectifié manuellement suite à une faute dans la codification papier reportée dans le nom du fichier, logique. Les deux autres appartenaient à des dossiers dont le chemin dans le répertoire n’existait pas encore. J’ai fait une copie d’écran et collé un post-it pour ma supérieure: “à créer dans le répertoire de la base”.

Ce soir avant de partir, une des assistantes m’a déposé, quelques minutes avant une mission bi-hebdomadaire à l’autre bout de la ville, un document papier numérisé la veille. Le fameux lundi noir donc, avant le mardi noir lui-aussi. Avec un autre post-it, rose celui-là. Dessus on pouvait y lire qu’il fallait que je scinde le document en deux et que j’enregistre les deux papiers sous deux codifications différentes, le second s’étant glissé dans le premier. L’erreur est humaine, alors je me suis excusée et promis de m’en occuper demain matin.

Mais par acquit de conscience, j’ai vérifié dans la base ce qu’il y avait dans le dossier. Stupeur à l’ouverture. Rien. J’ai parcouru les arborescences. Rien non plus. J’ai vérifié ailleurs dans les autres répertoires. Pas de foutu document. Chaque jour qui passe est important dans leurs dossiers. Au hasard j’en ai pris un second, dans un autre dossier, totalement différent. Mauvaise pioche. J’ai rappelé l’assistante, incapable de me dire qui s’était occupé de regarder et si à tout hasard personne n’avait supprimé le document du dossier dans le logiciel.

L’erreur est humaine et je suis épuisée, à bout de nerfs pour ce poste récupéré lundi après une formation donnée par un dépressif mutique. Mes épaules sont solides mais mises à trop rude épreuve.

La seule explication possible reste une faille dans la base de donnée, ce qui n’est pas à exclure compte tenu du bon déroulement de la procédure, suivie à la lettre. Quand je bosse, il peut m’arriver de me tromper, de ne pas être sûre de donner un bon dossier à la bonne personne, de photocopier de travers, de raturer plusieurs fois avant de trouver les bons mots pour envoyer un mail à Tataouïne-les-bains. Mais ne pas gérer une base, qui est déjà crée et qui génère elle-même les liens à faire entre les différents répertoires, dossiers et sous-dossiers, non.

Catégories : Histoire d'Eux · Histoires de.
Tagué : , , , ,

5 réponses jusqu'à présent ↓

  • Ankylosée // 9 juillet 2009 à 8:22 | Répondre

    Pas facile tout ça. Mais tu as raison. L’erreur est humaine et tu n’as rien à te reprocher !
    Plein de pensées

  • Anorchidea // 12 juillet 2009 à 8:06 | Répondre

    Pas dans mes cordes tout ça… ;)
    Mais avec toi…
    Courage! Et ce ne sera sûrement pas la seule erreur qu’ils compteront au compteur, ni la dernière.

  • Appoline // 16 juillet 2009 à 5:21 | Répondre

    L’erreur est humaine, en effet, et ils ont une facheuse tendance à me la mettre sur le dos un peu trop fréquemment sous prétexte que… Sous tous les prétextes en fait: parce que novice, parce que jeune, parce que fille, parce que, etc…

  • Ankylosée // 24 juillet 2009 à 4:47 | Répondre

    C’est bientôt la fin … :D

  • Anamnesik // 8 août 2009 à 2:29 | Répondre

    Je suis très intriguée par le travail que tu fais là… Dans le mien, je connais biend es péripéties informatiques, mais alors là!
    Impressionnant. Dans le mauvais sens.

Laisser un commentaire