personne ne pourra m’empêcher de voler.
Entrée de juin 2008
Ailes
27 juin 2008 · Laisser un commentaire
personne ne pourra m’empêcher de voler.
Catégories : Histoire d'Elle
L’Ange de Beaubourg
25 juin 2008 · Laisser un commentaire
Hors de question pour moi de sortir la dernière de la maison familiale. Si les rues sont vides.
Je passe mon temps à observer les Autres, les Etres.
Parce qu’un jour on m’a mise à terre dans les rues silencieuses, je fuis la mort de la ville.
Merci à Toi.
Et Mirabeau verra mes yeux verts demain.
Catégories : Histoire d'Elle
24 juin 2008 · Laisser un commentaire
Non je ne suis pas capricieuse, j’ai mal. C’est tout.
Catégories : Histoire d'Elle
Le 22/06/07. Puis le 20/09/2007, Puis le 18/12/2007. Puis le début du décompte. Puis le 24/06/08.
24 juin 2008 · Laisser un commentaire
Si vos yeux viennent à parcourir ces mots, c’est que j’ai franchi la balustrade du Pont. Mon pont, celui de Mirabeau.
C’est que j’aurais été l’espace de quelques instants ce pantin funambule errant sur 20 centimètres d’une largeur irrégulière.
C’est que je serais devenue ce monstre d’égoïsme. Entière.
J’aurais aussi pesé le pour, le contre d’une mascarade éternelle, du carnaval de ma vie.
Rires moqueurs, diaboliquement sarcastiques se seront aussi échapés de ma gorge en feu.
Ne vous moquez pas de ces mots, ne vous moquez pas de mon geste si peu porteur d’espoir.
Face à la Statue de la Liberté. Symboliquement. Observée à la dérobée par la Tour Eiffel, j’aurais donc osé. Je serais passé devant l’Eglise d’Auteuil, clignant des yeux à travers mes larmes salées. J’aurais une dernière fois dit bonjour à la Maison de Radio France, et puis j’aurais pensé au pont Alexandre 3.
Ma vie aurait défilé dans ma tête et j’aurais souris. Soulagée, émue peut-être. Mais plus en colère.
Enfin Une, enfin réunie. Plus de dualité.
Et ils auront gagné. Tous. Elle aussi aura gagné cette Autre. Et elle sera fière.
Si vos yeux viennent à parcourir ces mots, c’est que j’aurais vomi ma vie dans l’eau de la Seine. C’est que j’aurais agi. Comme une grande.
J’aurais réalisé le rêve d’Icare, des secondes éphémères, légère, là, entre le pont et l’eau. J’aurais été la plus conne de tous. J’aurais péché par faiblesse.
Mais j’aurais trouvé ma place, aussi incongrue la trouviez-vous.
Je serais devenue le cadavre qui hante mon visage.
Catégories : Histoire d'Elle
20 juin 2008 · Laisser un commentaire
Mais les gens que je croisent sont beaux. Ces autres dans leurs habits enfilés pour la journée. Cet homme, là, devant moi, en jean bleu foncé, qui balance sa main gauche comme s’il se donnait assez d’élan pour avancer son pied droit. De dos, il est dynamique, il est vivant.
Et une autre, enlacée par son amant qui semble dire qu’elle est sa propriété par ce bras passé autour de sa taille. Elle est sa propriété. Et sa priorité. Ils marchent tous les deux d’un pas nonchalant, partageant une glace devant le passage piétons. Sans talons, elle est presque aussi grande que lui. Elle sourit à une parole bue, sussurée à l’oreille, avide de mots doux. Peut-être qu’il lui a dit qu’il l’aimait. Ou qu’elle a la peau douce. Ou qu’elle lui laisse un peu de glace, là, le côté au chocolat.
Elle a la peau pale et les ongles vernis. Lui est métis, son pantalon noir à pinces tombe parfaitement sur ses impeccables chaussures. Sa chemise bleue, rayée, rappelle celui du financier. Il respire la vie, la vraie, ça se sent, de l’autre côté de la rue. Elle aussi, ils semblent heureux. Le soleil les rend encore plus vivants qu’ils ne le sont déjà. Plus que moi, simple passante en face, qui guette le quidam à décrypter.
Lorsque le feu passe au vert, ils s’élancent tous deux, sûrs d’eux. Le trafic de piétons s’intensifie au centre du boulevard et tristement, il est obligé de lui lacher la main. Non sans oublier de récupérer la glace, le côté chocolat.
L’homme en jean bleu devant moi s’est enfoncé bravement dans la foule. D’un seul coup, j’ai perdu de vue ce jeune trentenaire et ce couple d’amoureux. Rapidement, j’ai fait partie de leurs vies réciproque et eux ont fait partie de la mienne, pour plus longtemps.
Catégories : Histoire d'Eux
Une fin
20 juin 2008 · Laisser un commentaire
C’est dit.
Il est venu ce soir. Pour m’expliquer ce qu’il ressentait. Je crois qu’il avait peur d’une effusion incontrolable de mes sentiments. Qu’il ne parvienne pas à me calmer, à calmer la douleur sourde qui m’étreigne la poitrine depuis une quinzaine de jours.
Je suis forte, la plus forte de tous. Celle qui ne peut pas courber sous le poids de la perte d’un être tel que Lui. Il n’est pas perdu dans mes pensées, il est perdu dans mon corps. Se scinder en deux, oeuvre d’artiste d’un homme qui aime mais qui ne veut pas faire souffrir mon coeur.
Art conflictuel entre ses sentiments et la réalité. Pourtant je lui ai dit que par amour, je l’aurais attendu encore et encore, passant outre les jours malheureux de ce difficile mois de juin.
“On se dit rendez-vous dans 10 ans”. Je ne peux même pas lui en vouloir, lui qui a assumé son rôle, le mauvais de celui qui se doit de rompre parce qu’en désaccord avec son quotidien.
Il ne nous laisse pas de place.
Catégories : Histoires de.
Un petit souffle avant la tempête
19 juin 2008 · Laisser un commentaire
En face d’Elle, une jolie femme blonde lit aux côtés d’un homme en costume. Sa cravate est désserrée, signe de chaleur qui règne dans la rame et de la fin de la journée.
Ils ont les joues pourpres et le regard hagard des travailleurs, qui ne labourent plus les champs, mais qui amassent et amassent des lettres, des chiffres, sur des arbres transformés en feuilles pour l’occasion. Qui encaissent frénétiquement la monnaie de clients en vacances ou “en pause”. Qui creusent des tranchées pour y glisser des câbles électriques. Qui se sont réunis un certain nombre de minutes autour de la machine à café. Pour y partager un moment, une parole, un ragot, une rumeur.
Ou qui ont erré dans les rues pavées de la capitale parce qu’ils n’avaient pas d’autres buts dans la vie.
Les larmes du ciel gris-noir n’ont pas tari et humidifient les deux femmes l’une en face de l’autre. La plus jeune fait partie de ceux qui errent sans rien, comme une conne en peine, elle a difficilement posé son corps contre une chaise en fer du jardin du Luxembourg, avant la première averse. Sentant le vent tourner comme un fou autour d’elle.
La fenêtre ouverte du wagon laisse entrer un peu d’air rare, mais dehors l’orage se fait rude. Et si les premières gouttelettes sont agréables, elles finissent par réellement mouiller les deux voyageuses. Le carnet Moleskine de la conne en peine gondole sous l’effet des gouttes.
D’un seul regard, elles se lèvent, pour fermer cette providentielle arrivée d’oxygène. Et elles se sourient.
Celle d’en face ne comprend pas la portée du sourire de la jeune fille à lunettes, qui les met et les enlève toutes les 5 minutes. Elle ne peut comprendre pourquoi son visage s’est illuminé à la vue de la pluie qui tombe dehors, sans discontinuer.
Finalement, le caractère humide de la météo est révélateur d’un intérieur dévasté. C’est le ciel qui pleure pour Elle qui ne sait plus comment on fait. Elle qui se brise sans sourciller.
Tout à l’heure, quand elle aura à sortir, elle marchera sous la pluie, l’orage et le vent, le visage tendu vers l’eau. Comme si elle pouvait représenter l’orage qu’elle ressent, l’averse la baignera, protectrice.
Le ciel se venge et crie pour elle. Merci.
A travers la foule et le tonnerre, elle est la seule à sourire en marchant quand d’autres courent vers l’abri du hall de la gare. Elle jubilerai presque. Son visage devient folie pour les autres voyageurs, son sourire emmêlé à la pluie, pour faire larmes.
Catégories : Histoire d'Elle
Lui
16 juin 2008 · Laisser un commentaire
Il ne répond pas.
Et je suis malheureuse comme les pierres.
Catégories : Histoires de.
Lacrymal
16 juin 2008 · Laisser un commentaire
Celle qui est pleine de larmes, bloquées.
Catégories : Histoire d'Elle
Ce soir j’ai décidé de.
13 juin 2008 · Laisser un commentaire
Mes formes me pèsent. Affreusement.
Ce soir j’ai décidé de maigrir. Pas forcément à en mourir. Mais il a suffit d’une réaction d’un oncle, sur la plage. “Tu as grossi, ça te va beaucoup mieux, t’es super bien foutue maintenant, un peu de silicone et c’est bon, le monde est à tes pieds”.
Je veux pas qu’on bave sur mon corps quand je passe, je voudrais être disparue. Je voudrais qu’il soit filigrane sur un format A4.
Je ne veux pas le monde à mes pieds, il mérite de m’écraser ce monde.
Et puis tu-me-manques. Physiquement. J’ai peur sans toi.
Catégories : Histoire d'Elle
