De faire comme si j’avais une place parmi Vous, avec Vous Deux et Lui. Je ne peux pas y croire encore et encore, espérer vainement quelconque reconnaissance.
Entre Vous et Moi, je ne sais ce qu’il y a. Vos travaux respectifs, vos intérets divergents? Bien d’autres choses surement, peut-être, pourquoi pas, mais après tout non. Non je n’ai pas demandé à venir au monde, oh non, surtout pour ça. Pire que l’oubli malencontreux et pardonnable, pardonné avant même qu’il n’ait lieu d’ailleurs, il y a votre indifférence. Un signe ce matin, 3 petits tours et puis s’en vont. Que répondre à ça. Rien. Même pas une larme n’émergera de mes cils, non, aucune.
Mais ne me demandez plus jamais de me sentir dans votre famille, comme faisant partie de votre lignée bilinéaire. Considerez que je ne suis pas des votre, plus jamais.
Je suis l’Autre, celle qui loge temporairement dans la chambre au second, au fond du couloir, là-bas, après sa salle de bain.
Ne me criez plus de me sentir votre Fille, je n’y suis pas. Vous m’avez déjà asséné que je n’étais pas une Enfant Désirée, longtemps j’ai cru que j’avais été adoptée. C’était erroné mais pas tant que ça. Alors je vous crie de me laisser en paix.
Est-ce vraiment ce qui vous ferait plaisir. Suis-je réellement une erreur, ou Papa es-tu vraiment fier de ce que j’ai déjà pu accomplir, à force de bras et de cris, de larmes et de douleurs, pour vous faire rendre fiers, pour vous montrer que vous pouviez me considérer comme étant des Votre, de votre trio.
Pour prendre cette place après laquelle je cours et qui est perdue, à tout jamais.
Vous m’entendez? A tout jamais.
