Les années passent et ne se ressemblent pas. Que celle là soit la meilleure de toute, le début de la fin d’un long cauchemar, qu’on se réveille un matin les yeux embrumés, mais vivantes. Loin de tout ça, loin des TCA. Je vous souhaite tout le bonheur du monde.Ce soir je suis seule, parmi quelques milliards d’individus. Ce soir, je suis triste mais je ne sais pas pourquoi. Triste de voir que je veux guérir mais pas grossir. Triste de voir que j’oscille en permanence sur cette chaise de la vie. Une chaise à 4 pieds dont 2 sont du côté morbide et les 2 autres du côté vivant. Parce que j’ai bien conscience de n’être qu’un fantôme qui erre, qui cherche, qui se cherche, mais qui ne trouve jamais la bonne route, le bon chemin à suivre. J’ai écris il y a longtemps déjà, que j’avais été projetée dans le monde des adultes sans en avoir reçu le mode d’emploi. J’ai compris, enfin je crois, que le mode d’emploi, c’est à moi de l’écrire. A moi, à nous, à vous. Y’a pas un mode d’emploi, il y en a autant que d’êtres sur Terre. Sur cette foutue Terre qui est loin d’être celle du monde féérique, qui me manque et dont je n’ai jamais eu accès. Ou du moins je ne crois pas y avoir eu accès. Bien compliqué tout ça. De part et d’autres, la communauté des blogs se multiplie. j’ai ajouté tellement de signets dans mes pages, des marques page de douleurs, d’espoir, de peur et d’amour. Les filles que je lis ne le savent pas pour la plupart, mais je pense à elle, sans les connaitre. On avance les filles, on avance, il le faut. On ne peut pas éternellement rester ainsi, entre la vie et la mort, le désir de s’effacer, d’obéir à une voie quelconque qui nous est apparue il y a longtemps déjà. Les larmes coulent, sans le vouloir, pour cette dernière journée avant 2006, que dis-je ces dernières heures… J’ai pas envie de sortir, je crois que je vais tout annuler, comme ça. j’ai envie de voir personne. Mais je peux pas, il faut que je sortes, il faut que je m’ouvre à la vie. Au monde, à la réalité et aux adultes. Aux gens, aux pensées. S’ouvrir, comme une fleur fanée qui peine à faire éclore son dernier bourgeon. Le bourgeon de la dernière chance. ça passe ou ça casse, mais il faut que ça change. Je vous embrasse, sur le front, les joues, le nez. Vous êtes Vous. Restez Vous. Ne vous perdez pas dans ces putains de TCA. Perdue, mouette amère qui cherche la sortie.
Entrée de décembre 2005
Âme qui peine
28 décembre 2005 · Laisser un commentaire
J’irai cracher sur ma tombe si j’étais vous.J’ai envie de me vomir ce soir, se détester à vouloir se faire crever. je ne suis de bonne compagnie pour personne ce soir. Et je ne sais pas pourquoi, mais il fallait que je l’écrive, pour quand l’envie me prendra, relire mon blog et découvrir avec effroi quelles sont mes pensées.
“J’ai le peau de l’âme sensible”
A force de me voir
J’en ai fini par oublier
Qui je suis, où vais-je
Pourquoi ce soir
Pour lâcher mes larmes salées?
Amère et dure, je rage
Seul, j’erre parmi les ombres
D’une vie sans vice, d’une vie silence
Ma sale tête devient sombre
D’image et de souhait sans l’Absence
Celle qui pèse et qui tue
Peu à peu, flamme à flamme
Pourquoi je suis
Sans vie, sans vue, nue
Je perds mon âme
Garde ce mutisme dans ma vie
Le secret demeure et reste, stress inconscient d’une soirée triste.Rien n’a changé, tout est égal à lui même. Mon frère l’aide même à déménager son appart à l’occasion de son 3ème divorce. Je voudrais les voir morts, lui et son fils.
Catégories : Histoire d'Elle
Abandon
13 décembre 2005 · Laisser un commentaire
Aujourd’hui, j’ai passé la journée à me prélasser au lieu de préparer mes derniers oraux de la fin de la semaine. Je sais, ce n’est pas bien, mais bon, qu’est ce que je peux y faire? Rien la journée est passé en flèche, j’ai emprunté la voiture de mon père ce soir, parce que je m’y sens comme chez moi. Une prolongation de la maison, de ma chambre.
Dans le fond, moi aussi j’ai peur d’écrire ce que j’ai écris. Comment est-on jugée par des autres, ignorant ce qu’on vit? Comment est-on vues par des personnes lambda… Comment comprendre la douleur de quelqu’un qui refuse de se croiser devant le miroir? Et puis alors? Mon exutoire, c’est ce blog, ces mots que j’étale à la vu de tout le monde. Ces mots que je collent à l’écran. Que je crie, que je crache à la face du monde. Pour dire combien les journée face à soi sont dure à vivre. Parce que pour moi, vivre, c’est le plus bel effort qu’on puisse exiger de moi. Vivre, c’est enfoncer le couteau dans la plaie qui ne se refermera jamais. Vivre, c’est accepter de se dire qu’on est faible et inférieure aux autres. Qu’on a aucune volonté. Et ça c’est le plus difficile, de vivre. De se lever le matin pour affronter son propre regard, étranger à nous même. Seule et morte à l’intérieur. ça ne cessera donc jamais cette valse du monstre?
Catégories : Histoire d'Elle
Télévision
5 décembre 2005 · Laisser un commentaire
Mam’selle Bulle avait un rêve un peu spécial, pour une bulle quitter la terre c’est peu banal Mam’selle bulle comme un funambule qui rêverait de s’envoler. C’est bizarre de se dire que vous veniez lire ce que j’écris. Se sentir lue, ça fait du bien, ça réconforte, ça réchauffe. Tout ça pour dire que mon père s’est acheté une nouvelle télévision aujourd’hui et regardant par hasard sur le paquet, je me suis aperçue que je pesais moins que cette foutue télé qui allait certainement passer avant sa fille, à mon père. Ça me serre le cœur, le corps de penser ça. Grâce à la thérapie, j’ai compris pourquoi j’étais si renfermée, muette comme une tombe. Pourquoi les choses glissaient sur moi et que je n’arrivait pas à mettre de sentiments sur ce que je ressens. D’abord parce que mon père était toujours absent, quand on était petits mon frère et moi, donc même s’il habitait à la maison, il n’était jamais là. Enfant, je l’ai pas connu, et puis ma grand-mère et ma mère tenait une telle place que mon père n’a pas trouvé la sienne. Mon père cet inconnu.
Ça me fait mal de me dire que je ne sais pas leur parler, je ne sais pas comment lui parler, ni l’écouter. je crois que c’est un étranger pour moi, ma mère y compris. Putain, c’est dur. C’est ce qui me fait comprendre pourquoi j’ai tant de mal avec la bouffe, pourquoi je suis tellement dépendante de ça, parce que c’est d’abord la seule chose qui me raccroche encore à ce que je suis. A 21 ans, je n’ai jamais parlé à mon père comme une fille pourrait lui parler. A 21 ans, je n’ai pas de sentiments.
Catégories : Histoires de.
Tagué : père
Je romps
2 décembre 2005 · Laisser un commentaire
J’ai vraiment très peu de temps aujourd’hui pour écrire, je suis épuisée par mes longues journées… Harassée. Pensées du jour: joueuse de mots. Je me suis rendue compte aujourd’hui combien j’aimais les mots, les phrases. Les paroles passent et les écrits restent.
Mais comment faire pour planter une école à milles lieues du journalisme ou de l’écriture?? Comment planter la meilleure école de mon domaine, tout quitter du jour au lendemain? J’ai la tête qui éclate, je voudrais seulement dormir, m’étendre sur l’asphalte et me laisser mourir, le sourire aux lèvres. Cesser de souffrir, pour tout, pour rien. Décalée, si différente, à part des autres. J’explose de l’intérieur, et ça fait mal, ça brûle même. Je voudrais lire toute la journée et puis rêver du monde, ce monde auquel je n’appartiens pas, duquel je me suis mis en auto-retrait autarcique et limité. Parce que malgré tout le mal que je me donne pour m’ouvrir vers l’extérieur, internet, l’école, je suis constamment renfermée, mon MP3 sur les oreilles, tout le long du trajet du RER. Et c’est voulu, enfin je crois. mais là encore je ne sais pas si c’est moi qui parle ou le monstre qui sommeille en moi. Je suis tiraillée. Proche de la rupture?
Catégories : Histoire d'Elle
Tagué : épuisement
